… Où rien ne va.
Il est près de 22 heures chez moi, et tout le monde est couché. Le silence en ajoute encore à mes angoisses, à ma tristesse.
Depuis ce matin, il pleut…
Depuis quelques jours, dans mon couple, ça va moyen, on va dire. Il y a de ma faute, aussi, bien sûr. j'ai fait une chose, hier soir, d'inavouable. Pour tout vous dire, je ne le ferai pas ici, tellement j'ai honte. Mais ce ne sont que des petites chamailleries. Ou du moins, je l'espère. Toujours est-il que celui que j'aime ne me parle plus. Je lui ai dit des choses blessantes. Je n'arrête pas depuis un moment. Je deviens chiante, et il arrive encore à me supporter. Après 8 mois et des bananes de relation officielle, un peu plus de relation officieuse, 6 ans de relation tout court. J'essaie de le soutenir dans ses soucis quoiqu'il arrive. Mais je ne suis pas parfaite. Je ne me fatigue plus à essayer de l'être. Et personne (du moins, ceux qui sont un peu concernés) ne reconnaît que j'essaie de l'aider à prendre un peu de son fardeau, et ce depuis des années. Vous ne comprenez pas ? Tant pis, je me comprends, et ça me fait du bien de me confier. Je l'aime, j'espère simplement qu'il ne m'en voudra pas longtemps.
Dans mon travail, ça avance médiocrement. Mais ça encore, je n'ai pas trop à me plaindre. Il y a des avantages inestimables dans le télétravail.
Côté finance, j'en ai assez. Assez d'être enfermée dans des considérations qui n'en finissent plus. Assez de devoir tuer mes projets dans l'oeuf parce que ceci ou cela. Assez de me priver pour un tas de raisons passées, ou même de mauvaises raisons. Mais ai-je seulement le choix ?
Et dans tout le reste… Ca fait mal. Ma mère qui arrive très malade. Une hypertendue. La tension très haute, elle risque de faire un anévrisme. Angoisse en perspective. Il faut que je prenne sur moi. Mon père est malade aussi, et depuis quelques temps, il accuse moins les coups. Tout ça, c'est -je l'avoue- un peu lourd pour moi.
J'ai besoin de parler à quelqu'un. Un pro. Qui ne me connaît ni d'Eve, ni d'Adam. Quelqu'un à qui je peux parler sans craindre que la moindre de mes paroles puisse le blesser. Il faut absolument que je trouve le centre d'aide gratuite, et voir si j'y ai droit, parce que comme je l'ai dit plus haut, mes finances sont un peu serrées. Mais il y a une solution. Je sais qu'il y en a toujours une.
C'est un de ces jours que tout le monde a un peu connu dans sa vie. Un où je lutte. Je mène une sorte de combat contre moi-même depuis à peu près quatre années déjà. Un jour qui me marque plus que d'autres, dont le déroulement ne fait pas que couler sur mon être.
C'est une de ces nuits où je me sens perdues. Mon âme erre à travers les méandres de mes peurs, de mes colères, de mes tristesses. Une nuit où je demande “Est-ce qu'il y a quelqu'un par ici qui a une solution pour me soulager de mon fardeau?” Une nuit où pleurer et attendre que ça passe est tout ce que je peux faire. Une nuit où cette seule pensée m'agace.
Je suis désolée de vous avoir mis un peu de ce fardeau dans les mains, mes chers lecteurs. Mais rien que de vous savoir de l'autre côté de l'écran à me lire, à lire un peu de mon moi le plus profond, je sens mon coeur devenir un peu léger. Merci à tous d'être là. J'espère qu'on sera là encore pour un long moment, et pour des instants plus joyeux.
En attendant, je vous souhaite bonne route.